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Bob Marley et Pascaline Bongo, l’amour au temps du reggae

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La love story entre Bob Marley et Pascaline Bongo a été un épisode longtemps murmuré, mais rarement élucidé de la vie du reggaeman. Anne-Sophie Jahn lève le voile sur vingt-quatre mois d’une relation inattendue et étourdissante.

Le monde du reggae et ses millions de fans ont commémoré, le 11 mai dernier, le 40e anniversaire de la mort de Bob Marley. Certains ont dansé jusqu’à plus soif, au son de la musique de Trench Town; d’autres ont secoué leurs dreadlocks en souvenir du roi du reggae. Et puis, dans le silence de sa mémoire, une femme a laissé couler des larmes.

Un amour de jeunesse ne s’oublie pas, dit-on; même si les années passent. Cette femme pourrait s’appeler Pascaline Bongo, fille aînée de feu le président gabonais Omar Bongo Ondimba. Elle a vécu une histoire d’amour intense avec le reggaeman. L’histoire de sa vie.

C’est ce que nous raconte l’auteure, Anne-Sophie Jahn, journaliste française, née en 1981, année de la disparition du Jamaïcain. Pour construire cet opus, Bob Marley et la fille du dictateur (Éditions Grasset), Anne-Sophie Jahn s’est muée en détective privée pour essayer de dénouer les fils d’une relation dont l’existence bruissait à l’époque dans Libreville, alimentant les rumeurs et potins les plus extravagants. Pour nourrir son récit, l’auteure a suivi les traces du chanteur, à Londres, en Jamaïque, aux États-Unis, à la recherche de proches qui avaient connu l’idylle et fréquenté le couple étonnant.

Bob Marley, 34 ans, et Pascaline Bongo, 23 ans, se sont rencontrés le 23 novembre 1979, au Pauley Pavillon de l’Université de Californie, à Los Angeles, lors d’un concert où la jeune étudiante a pu accéder aux coulisses du spectacle, grâce à l’appui de Don Taylor, le manager de l’artiste. Du haut de sa fortune considérable, la jeune femme invite tout de suite le musicien dans sa somptueuse villa de 830 m2 avec piscine, située à Beverly Hills, le quartier favori des stars et milliardaires. À la suite de ce dîner mémorable, elle propose à l’artiste de venir jouer à Libreville pour l’anniversaire de son père. Bob Marley, qui rêve de connaître enfin l’Afrique, accepte l’offre. Ainsi débute une relation amoureuse faite d’aller-retour, d’attentes interminables à guetter le chanteur pris dans un rythme infernal de concerts, de voyages, et de beaucoup d’autres femmes aussi.

Si vous comptez plonger ici dans un ouvrage à sensation avec son bagage de révélations salaces et croustillantes, passez votre roman. Anne-Sophie Jahn n’a rencontré que très peu de temps l’amoureuse Pascaline Bongo, communiquant avec elle par mail, fax et WhatsApp. Mais l’enfant de La Sablière, quartier huppé de Libreville, n’a pas été très loquace. Du bout des lèvres, Pascaline Bongo lâche, ici, des phrases anodines, quelques rectifications tout au plus, comme si son silence était l’aveu d’un amour fou et impossible à vivre aussi. Un mutisme qui laisse toute interprétation de certains épisodes de cette relation. Mais elle n’en a cure. Si bien que l’auteure nous nourrit de précisions d’un autre genre, livrant ici une nouvelle biographie de Bob Marley, s’ajoutant aux 500 ouvrages déjà publiés sur le reggaeman.

Nesta Robert Marley est né d’un père indigne, garde forestier anglais de 60 ans, qui l’a abandonné à sa naissance, et d’une adolescente âgée de 16 ans, parfois violente. « Il est né dans un milieu modeste, avant de connaître la misère, la faim, la violence, l’abandon, la résilience, la survie, les échecs, la gloire, l’argent, l’amour, la luxure, la maladie, la mort. Tout cela en à peine trente-six ans », témoigne Anne-Sophie Jahn. La musique sera son sauveur et sa libération.

Fille d’un père immensément riche, chef d’Etat fantaisiste avec la démocratie, Pascaline Bongo est devenue la princesse africaine de Bob Marley. Lui qui rêvait du Continent, vit en elle la concrétisation de ses rêves. Rita, l’épouse et la mère de ses premiers enfants, était également présente, mais la polygamie et la soumission des femmes sont ancrées dans la culture rastafari. Elle tolère donc. L’artiste qui traitait de « Babylone » les capitalistes du monde entier, n’était pas offusqué par les jets privés affrétés par la belle Gabonaise, les palaces où elle résidait en compagnie de sa bande d’amis qu’elle drainait derrière elle à grands frais, son immense maison en Californie, son train de vie somptuaire pour une étudiante. Il lui vouait un profond amour, à sa manière.

L’homme est entré dans la légende grâce à sa musique, à ses paroles de révolte, à ses messages panafricanistes. Elle est entrée dans l’histoire comme la fille d’un dictateur, mutique et discrète, dispendieuse et libre, cachant derrière ses lèvres closes nombre des secrets inavoués.

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