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Trouver le bon équilibre dans la vie

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Le ralentissement général provoqué par la pandémie de la Covid-19 peut être un moment opportun pour se pencher sur nous, sur nos désirs profonds et notre volonté, parfois défaillante, de mener une vie différente.

YABA ANDREWS

La brutalité avec laquelle ce coronavirus vagabond s’est montré, pour l’instant, plus fort que les hommes, nous conduit à repenser nos certitudes. Aussi, au lieu d’un grand ménage radical, choisissons enfin ce qui est vraiment bon pour nous. Et avec cet avenir qui s’annonce plutôt flou, autant aller à l’essentiel, c’est-à-dire nous.

Pourquoi aujourd’hui plutôt que demain? Parce qu’il vaut mieux commencer le plus tôt possible. La certitude que cette pandémie n’est pas arrivée par hasard s’est emparée d’un grand nombre d’entre nous, et il serait temps de prendre au sérieux cette mise en garde lancée à la planète, dont, il faut l’admettre, les habitants n’ont pas été des occupants vertueux et respectueux.

Au plus fort de la période de confinement, Brune a organisé une série de webinaires avec des amies et lectrices du magazine pour les sonder, les questionner, rompre l’encerclement de la solitude, commenter nos expériences, nous stimuler mutuellement et créer une chaîne virtuelle d’amitié. Durant les deux heures trente que durait chaque rencontre, où les frontières et les fuseaux horaires étaient abolis, des discussions d’une très grande richesse se sont tenues. Aucune d’entre nous n’était abattue, déprimée ou confinée dans sa tête, mais simplement remplie d’énergie, d’envies et d’opiniâtreté.

Toutes foisonnaient de projets, et le premier d’entre eux concernait un changement radical de leur mode de vie. Odile, business coach travaillant pour de grandes entreprises, a ainsi suggéré de faire une pause et de réduire la voilure. Des propos qui ont trouvé un écho en chacune des participantes, femmes occupées que nous sommes. Marie-Hélène, traductrice, a confié qu’elle avait le désir d’appuyer sur le bouton reset afin de réinitialiser sa vie. Yvonne, ministre, a indiqué vouloir bousculer ses habitudes, tandis que Joly, ingénieure, a suggéré d’apprendre à pratiquer le lâcher-prise.

Manon, pharmacienne, a expliqué que la pandémie était révélatrice de l’état du monde, et Yvette, entrepreneuse, s’est mise à regarder son jardin avec plus d’attention jusqu’à décider que, chaque jour, elle mangerait quelque chose sorti de son lopin de terre. Elle a, en plus, planté mille bananiers sur un terrain, ainsi que de l’artémise; ce qui la pousse à évoquer la nécessité de repartir à la découverte de soi en tant qu’être humain, actrice sociale et terrienne responsable.

Quant à Yvette, artiste plasticienne, elle a eu de jolis mots en déclarant désirer donner plus de douceur à sa vie, tandis que Marie-Agathe nous exhortait à partir à la découverte de nous-même. Ces questionnements ne sont pas nouveaux, mais l’air du temps y est propice et chaque bienfait que nous prodiguerons à notre personne nous inclinera à en dispenser autant autour de nous.

Coucou! C’est quand la dernière fois que nous nous sommes posé la question de savoir si nous accomplissons des actes pour faire plaisir aux autres ou parce qu’ils répondent à nos propres désirs? Définissons-nous encore nos priorités au regard de notre réalité ou de celle de notre environnement proche ou éloigné?

Bien longtemps, n’est-ce pas, que nous n’avons pas sondé notre âme? Pourtant, ces petits exercices d’introspection sont nécessaires pour savoir si nous allons dans la direction que nous souhaitons donner généralement à notre vie. Car faire fausse route, c’est comme les bébés qui régurgitent; cela fait vomir. Au point, parfois, de développer des angoisses, du stress ou, pire, des pathologies plus sérieuses.

MEILLEURES AMIES POUR TOUJOURS

Mea culpa… Pas toujours vrai. D’ailleurs il ne s’agit pas de trouver des coupables ni des responsables à ce malaise. N’empêche, il est bien réel ce sentiment de flotter dans des habits que nous avons essayés, achetés, qui semblaient nous plaire, mais qui pourtant ne nous vont pas. Ces vêtements représentent notre mode de vie, la manière dont nous gérons notre quotidien sans tenir compte de nos sentiments réels, tellement obnubilées que nous sommes par l’ambition d’être des travailleuses remarquables, des mères parfaites, des épouses idéales et des BFF (best friends forever, meilleures amies pour toujours). Bref, des femmes dignes de figurer dans une télésérie américaine! C’est bien, c’est beaucoup, et souvent un pari impossible à tenir sans y laisser des plumes. Car toutes ces carapaces qui correspondent à autant d’attentes des autres – ou de ce que nous imaginons provenir des autres –, ressemblent à autant de rangs d’oignons qui étoufferont notre fibre intérieure. Et que reste-t-il de nous, ainsi coincées entre tant de sollicitations?

Pas grand-chose, n’est-ce pas? Mais savons-nous écouter nos sirènes intérieures et poser un diagnostic sur ces manques qui nous affectent? Rien n’est moins sûr. D’autant que l’éducation qui nous a en partie forgées, nous a habituées à faire preuve de tant d’abnégation et de renoncements, que toutes ces considérations un tant soit peu égoïstes sont souvent mises sur le compte de « caprices de bonne femme ».

C’est dans l’ordre des choses qu’on nous a inculquées. Pourtant, cette toile faite de compromis est en train de craqueler de toutes parts, en faisant une victime, nous, et, par projection, notre entourage. Il suffit parfois d’une goutte d’eau, non pas pour faire déborder le vase et créer l’irréparable, mais pour nous alerter suffisamment afin qu’on prenne les décisions d’urgence. Et pour ne pas nous retrouver à regretter des choix cornéliens comme celui d’Adeline, 32 ans, qui pour n’avoir pas mis le curseur au bon endroit, a dû affronter des situations proches du burn-out, cet état d’épuisement physique, mental et moral qu’on peut éprouver dans un cadre professionnel.

UNE SITUATION DE COURTE DUREE

Adeline, guadeloupéenne, avait un emploi intéressant dans le département communication d’une PME parisienne où, par son travail acharné, elle a décroché un poste de directrice adjointe. Mais ce statut la rendait plus exposée aux autres, aux critiques comme aux compliments. Son activité lui plaisait tant qu’elle n’hésitait pas à accumuler les heures supplémentaires, à ramener des dossiers chez elle, à focaliser toute son existence sur sa seule profession au point de négliger son compagnon et ses trois fillettes. « Mais, confesse-t-elle, je bossais de la sorte pour leur assurer un avenir meilleur et cela méritait quelques sacrifices. » Une situation de courte durée, car une nouvelle directrice vint chapeauter le service. Or, cette femme était une tueuse. La serial killer, qui avait des objectifs financiers à atteindre, passa son équipe au rouleau compresseur pour parvenir à ses fins. La charge de travail d’Adeline décupla. Des erreurs apparurent dans ses dossiers et elle dut affronter une vague de remontrances qui accrurent son sentiment d’être harcelée par une sorcière. Du coup, les difficultés relationnelles avec sa supérieure hiérarchique devinrent son unique préoccupation, de même qu’une source d’angoisse et d’insomnies. Craignant autant l’affrontement direct avec sa chef qu’une explication franche, Adeline commença alors à focaliser toute son énergie non plus sur son travail, mais sur cette femme qu’elle avait identifiée comme l’ennemi à abattre. Suivant les conseils de gens peu concernés par ces problèmes, un beau matin, elle arriva à son bureau, fière comme Artaban, une lettre de démission à la main, une volée de bois vert à la bouche et le poing hermétiquement fermé pour asséner « un coup » à la directrice. L’affaire faillit atterrir devant le tribunal, n’eussent été les négociations menées entre l’avocat d’Adeline et celui de la victime.

« Je suis toujours sans emploi, comme si cette histoire me suivait à la trace depuis dix-huit mois, raconte-t-elle. Je regrette amèrement de ne pas avoir pu me contrôler. En réalité, dès le début de mon entrée dans le monde du travail, je n’ai pas su faire la part des choses et je n’ai pas cherché à équilibrer ma vie afin de trouver des portes de sortie en dehors de mon job. Je n’avais aucune autre activité enrichissante, peu de rapports avec ma propre famille, étant toujours occupée. Je ne faisais pas de sport pour décompresser, pas de lecture pour me détendre. Je rapportais le stress du boulot à la maison, sans rupture ni pour mon entourage ni pour moi. Cette leçon m’a démontré la fragilité de mon style de vie qui ne prenait pas en compte toute la diversité de mon être. À mon poste, je n’avais jamais pris le temps de développer les différentes facettes de mes potentialités. Après une longue période de déprime, j’ai repris du poil de la bête, suivi des stages non rétribués qui m’ont ouvert les yeux sur certaines de mes capacités. Et c’est là que j’ai noté que j’aimais autant apprendre que communiquer; ce qui m’avait manqué en réalité. En analysant cet épisode douloureux, j’ai passé au crible mes désirs profonds, le mode de vie que j’avais et que je faisais subir aux autres. Je vais travailler à nouveau, mais plus comme avant. Et, surtout, je vais essayer de rester ce que je suis, c’est-à-dire un être humain avec ses envies et ses lacunes. Terminé l’envie d’être une superwoman invincible. Ce profil n’existe pas et reste un fantasme finalement construit par les hommes. »

Équilibrer sa vie signifie souvent faire un grand ménage intérieur afin de s’apporter le meilleur de soi-même. Car, quand on est bien avec soi, on peut plus aisément partager ce bonheur avec les autres. Cela se traduit par un certain nombre de résolutions personnelles à prendre et à tenir, ne serait-ce que pour se prouver que l’on a une volonté autre que celle de cibler un unique projet pouvant être le travail, la famille, etc. Ce nettoyage à but curatif doit permettre également de se découvrir des qualités et des talents jusqu’alors insoupçonnés, mais aussi de développer son courage, sa prise de risques et ses futurs challenges. Sans oublier la nécessité de se fixer des limites: nous sommes des humains, pas des robots!

Chacune d’entre nous a le potentiel de modifier le cours de son existence avec ses propres armes. Mais le manque de confiance en soi et les craintes que provoque tout changement sont des freins à cette prise de conscience et, surtout, à son application concrète. Trouver en soi les ressources et outils participant à l’édification de cet équilibre, est un labeur de longue haleine. Mais commencer ce chantier reste la promesse d’une vie plus enrichissante à tous les points de vue.

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