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Financer son entreprise, Oui aux solutions alternatives

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Au niveau mondial, les femmes représentent 80 % du portefeuille crédit des institutions de microfinance. Grâce à ces emprunts, elles peuvent mettre sur pied leur projet entrepreneurial et devenir autonomes.

CHLOE D’IZE et BERNARD MARIE

Déboutées par des financiers classiques pour leur accompagnement entrepreuneuriale, les futures businesswomen peuvent toujours compter sur des structures alternatives émergentes. Car l’exclusion financière de la gent féminine est bien une triste réalité et cette discrimination n’est pas l’apanage du seul continent africain. Une étude réalisée en France, en 2019, par le cabinet Boston Consulting Group, expliquait qu’un projet porté par une équipe de dirigeantes avait 30 % de chances de moins de recevoir les financements requis que des demandeurs masculins.

Pour pallier ces rejets émanant souvent d’institutions bancaires ayant pignon sur rue et une longue expérience, se développent des solutions alternatives appelées microcrédit, crowdfunding, prêts participatif ou d’honneur.

INVESTISSEMENTS AVEC OU SANS INTÉRÊT

Pour les demandes de prêts inférieurs à un montant de 50000 euros, le microcrédit a fait ses preuves. En France, il est proposé par des acteurs associatifs comme l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie). Au sein de cette structure, les sommes prêtées peuvent s’élever jusqu’à 10000 euros et un accompagnement est proposé aux cheffes d’entreprise.

Des formules plus alternatives existent également et c’est le cas du crowdfunding. Il permet de financer un projet en sollicitant l’apport des particuliers sur des platesformes en ligne comme www.tousnos projets.bpifrance.fr, proposé par la Banque publique d’investissement (BPI). Selon les sites, l’apport peut se faire avec ou sans intérêts, et, parfois, en échange d’une contrepartie symbolique ou matérielle. Toujours sur le Web, l’application Joe, accessible depuis n’importe quel smartphone, permet d’échelonner ses dépenses et de les rembourser en plusieurs tranches. La somme maximale octroyée dépend du profil du demandeur.

Autre solution à ne pas négliger, le prêt d’honneur accordé aux entreprises. L’entrepreneur s’engage alors sur l’honneur à rembourser un prêt à taux zéro pour développer de ses activités. Celui-ci peut venir compléter un microcrédit comme c’est le cas dans l’association Adie. Attention tout de même, cet engagement se fait à titre personnel, et non au nom de l’entreprise. Les bénéficiaires sont ainsi tenus de le rembourser impérativement, peu importe la réussite ou non de leurs projets entrepreuneuriaux.

Certaines structures ciblent aussi des entreprises au profil bien défini. C’est le cas des finances solidaires qui se concentrent particulièrement sur des projets répondant aux critères de l’économie sociale et solidaire. Par exemple, la coopérative de finances solidaires La Nef appuie des initiatives à caractère écologique, social ou culturel. D’autres viennent en aide aux femmes, comme le Réseau des femmes entrepreneures de la Francophonie (Refef) qui met en relation des porteuses d’initiatives avec des structures partenaires susceptibles de répondre à leurs sollicitations.

La garantie Égalité Femmes, développée par France Active, vise à rendre plus facile l’accès au crédit bancaire pour celles désireuses de créer ou de développer une société. Elle couvre jusqu’à 80 % d’un emprunt bancaire limité à 50 000 euros. D’autres réseaux se révèlent être des supports actifs comme l’association Entreprendre au féminin océan Indien Réunion (Efoir) qui appuie les originaires de l’océan Indien dans leur réalisation entrepreneuriale.

Enfin, dans l’espace francophone, il est judicieux de s’intéresser aux concours dédiés à la création ou reprise d’entreprise. Il y a là une pléthore de sites Internet comme www.businessfrance.fr, www.afd.fr ou encore www.bpifrance. com, citées précédemment, qui s’avèrent efficaces en cas de recherches de fonds. De précieuses options à ne pas bouder puisqu’elles proposent en sus du crédit, de l’ingénierie financière.

À noter également, aux niveaux local, national et international, les alternatives de financement via des fondations ou des acteurs privés et publics, sans omettre les fonds portés par des marques d’entreprises dans les secteurs les plus divers.

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