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L’avenir des cosmétiques sera vert

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Voilà déjà plusieurs années qu’une vague verte déferle sur l’industrie cosmétique. La green beauty, un marché en pleine croissance et en adéquation avec les attentes des consommatrices, tend à s’imposer comme la nouvelle norme en matière de beauté.

Entre scandales et polémiques, les produits d’hygiène et de cosmétique ont été à maintes reprises montrés du doigt au cours des dernières années. En cause? Leurs formulations. Dans les listes (à rallonge) d’ingrédients, s’additionnaient nombre de composants issus de la pétrochimie, couplés à toute une armada de silicones, parabènes, phtalates, sulfates et autres conservateurs, accusés d’être des perturbateurs endocriniens et cancérigènes.

Désormais, la green beauty a le vent en poupe. Promettant des produits plus propres et plus sains, autant pour soi que pour l’environnement, en donnant la priorité aux ingrédients naturels et surtout d’origine végétale, elle est en phase avec la demande des consommatrices. En effet, les Français déclarent à 44,5 % faire plus attention aux produits qu’ils achètent, et ont tendance à se tourner aujourd’hui vers des produits plus naturels et bio. D’après une étude menée par l’association Cosmebio, plus d’un Français sur deux déclare avoir acheté des produits d’hygiène et de cosmétique certifiés bio au cours de l’année 2020; quand en 2016, ils n’étaient que 31 %.

Et sur le continent africain, le développement exponentiel des marques portant le label naturel, fait à la main ou écologique, vantant les vertus des ingrédients locaux, est aussi la preuve que l’engouement pour le naturel n’est pas une vue de l’esprit. Au Sénégal, par exemple, de nombreuses jeunes marques ont décidé de mettre en valeur les ressources naturelles locales comme le baobab, le karité, le neem pour en extraire les meilleurs actifs et les proposer à une clientèle sensible à ce label made in Africa.

Originaire du Rwanda et de la république démocratique du Congo, Safi Adele Tshinsele-Van Bellingen, a grandi entre l’Europe et l’Afrique, puis s’est posée finalement à Dakar. En 2019, elle a lancé sa ligne Nebedai, avec pour ambition de bousculer l’industrie de la beauté en utilisant des plantes innovantes et puissantes du Continent. Pour sa première gamme, elle a choisi le moringa, plus connue au Sénégal sous l’appellation nébédaye qui signifie never die (ne meurt jamais, en wolof). Et dans d’autres pays, le moringa est surnommé « arbre de vie ». Constitués de trois rituels, les produits Nebedai sont certifiés naturels, sans cruauté envers les animaux, sans gluten ni parfum. Cette gamme de soins naturels et non-toxiques est à la fois accessible et au maximum de ses capacités nourrissantes.

Au Ghana, Violet Awo Amoabeng fait figure de précurseures avec Skin Gourmet, une ligne qui dépasse la cosmétique pour rejoindre la gastronomie et réciproquement! Skin Gourmet est composé de soins crus pour la peau et les cheveux, faits à la main et provenant des régions éloignées du Ghana. Ils sont si purs qu’on peut même les manger. Le slogan de Violet? « Un bon soin de la peau ne concerne pas seulement les produits que vous utilisez sur votre corps, mais également la façon dont ils vous affectent et affectent le monde qui vous entoure. Ainsi, nous n’ajoutons jamais de stabilisant, de conservateur, parabène, colorant artificiel ou parfum. Ou des trucs dont vous ne pouvez pas prononcer le nom. »

De l’autre côté de l’Atlantique, c’est dans la Caraïbe que, depuis 2011, une expérience inédite est réalisée sur la banane. Par son pouvoir régénérant, antioxydant et stimulant pour le collagène de la peau, ce fruit est d’un apport intéressant dans le domaine de la cosmétologie. C’est cela qui a poussé la Martiniquaise Shirley Billot, créatrice de la marque Kadalys, à développer une discipline nouvelle, la musathérapie, sur la recherche des principes actifs de la banane pour une utilisation en cosmétologie. Ce programme, mené en partenariat avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et la doctorante Dora Destouches, de la faculté de Montpellier et grande spécialiste de l’étude des bananes, se veut un laboratoire d’expertises et d’analyses concrètes sur les multiples ressources fondamentales du bananier.

« Chaque année c’est près de 270000 tonnes de bananes qui sont transportées en bateau vers l’Europe. Mais 15 % d’entre elles, soit 40000 tonnes ne seront jamais vendues, car abîmées, imparfaites ou seules. Nous redonnons une seconde chance à ces bananes écartées par le circuit de distribution, ces “bananes oubliées, moches et célibataires” et les transformons en soins de qualité bons pour votre peau et l’environnement. Nous avons à cœur de préserver nos ressources naturelles pour réduire notre impact sur l’environnement et de soutenir une production française durable », confesse Shirley Billot dans sa profession de foi. Elle a tenu à ce que ses réalisations soient certifiées Ecocert, un acteur français de la certification en agriculture biologique, avec l’exigence d’avoir 95 % minimum du total des ingrédients naturels ou d’origine naturelle, et 95 % minimum des ingrédients végétaux issus de l’agriculture biologique. Célébrant toutes les beautés dans leur singularité et leurs différences, quelles que soient les origines et les carnations, Shirley Billot cumule depuis une décennie les prix et récompenses pour ses innovations.

PLUS DURABLE ET RESPONSABLE

Sensibles aux préoccupations environnementales, les « milléniaux » (tranche d’âge 15-37 ans) sont particulièrement concernés par cette nouvelle façon de consommer. Ils achètent moins, mais mieux, avec l’ambition d’adopter un mode de vie plus durable et plus responsable. Avant de sélectionner le produit à glisser dans leur panier, ils s’intéressent de près à sa composition. Attentifs à leur santé, mais aussi à l’avenir de la planète, ils manifestent leur besoin de transparence de la part des marques, poussant de plus en plus ces dernières à publier la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) des ingrédients contenus dans leurs produits de soins. Par ailleurs, pour ne pas se laisser duper par le greenwashing, ils n’hésitent pas à faire usage d’applications de type Yuka, Clean Beauty ou QuelProduit permettant de décrypter les compositions, et de savoir si un produit est sain ou non.

UN MARCHE EN EXPANSION

Entre 2018 et 2019, le chiffre d’affaires mondial des cosmétiques naturels a augmenté de 8,8 % (34,6 milliards d’euros) se réjouissait la Fédération des entreprises de la beauté (Febea). Aux côtés des marques européennes pionnières qui ont fait de la naturalité leur credo depuis déjà plusieurs décennies comme Weleda, L’Occitane, Lush, Dr. Hauschka, Sanoflore ou Kadalys, fleurissent de nouvelles appellations sur le marché. Parmi elles, Waam, Garancia, Zao Make-Up, Aroma-Zone, Centifolia, Boho Green, Guérande ou encore Respire, start-up française créée en 2018 par Justine Hutteau. Véritable success story et digne représentant du nouveau visage de la beauté, cette marque, moins figée et plus proche des consommateurs, ambitionne de rendre le green in et de faire rimer naturalité avec efficacité.

Somme toute, l’industrie cosmétique se met au diapason avec le naturel pour reverdir sa réputation auprès du public. Pour ce faire, les grands groupes ont adopté deux stratégies. La première: créer des marques axées sur le naturel et le bio telles que N.A.E. pour Henkel, La Provençale Bio chez L’Oréal ou Love Beauty and Planet d’Unilever. La seconde: revoir leur copie en allégeant, en simplifiant et en « greenisant » les compositions de leurs produits, choisissant de se délester d’allergènes et d’autres ingrédients controversés, et pour faire la part belle au végétal.

GREEN DEHORS ET DEDANS

Mais pour se revendiquer vert, la composition des produits ne fait pas tout. Qu’en est-il de l’origine des ingrédients, des méthodes de culture, du transport, des emballages, de la distribution? Alors, pour se faire écolo, les grands groupes de l’industrie cosmétique encore très polluante – prennent des engagements pour l’avenir. C’est le cas de L’Oréal qui s’est fixé des objectifs respectueux de l’environnement à atteindre à l’horizon 2030 pour se conformer aux exigences planétaires: réduire de 50 %, par produit fini et par rapport à 2016, les émissions de gaz à effet de serre liées au transport des produits, Et prévoit, du côté des ressources naturelles, que la totalité (100 %) de l’eau utilisée dans les procédés industriels soit recyclée pour être réutilisée en boucle. L’Oreal veut aussi que 95 % des ingrédients contenus dans leurs formules soient de source bio et que 100 % des emballages plastiques soient recyclables, rechargeables, réutilisables ou compostables.

Plus sain, plus éthique, plus durable, plus écoresponsable, le marché des cosmétiques naturels pourrait atteindre 48 milliards de dollars en 2024, selon l’agence de communication Alioze. Mais tous ces chiffres passablement bousculés par la crise sanitaire mondiale devraient toutefois être confirmés pour la cosmétique naturelle et bio, plus vertueuse et en phase, avec les préoccupations actuelles des consommatrices. Secteur porteur et prometteur, tous les feux sont au vert pour la green cosmétique.

Le Choix de Brune

Les perles de jojoba, des alliées de taille pour exfolier en douceur. WAAM

Huile démaquillante hydratante aux huiles végétales biologiques, un réflexe soin qui nettoie, démaquille et hydrate en un seul geste. LA COMPAGNIE DE PROVENCE

Crème Réconfortante Bio. KADALYS

Huiles naturelles autour du moringa. NEBEDAI SKINCARE

Vernis à ongles vegan et beauty conscious. l23 Beauty PARIS

Lait Hydratant lavande-noix de coco bio. Dr BRONNER’S

Une formule gel ultralégère à base d’actifs naturels, bio et vegan pour hydrater, lisser les traits froissés du matin, et booster la production des fibres de collagène et d’élastine. HUYGENS

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