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DEBORA KATISA CARVALHO, elle pour îles.

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Interview exclusive de la Première Dame du Cap-Vert.

L’injustice climatique, le reboisement, la lutte contre la pauvreté, le leadership des femmes, violence faites aux enfants figurent en bonne place parmi les défis de la Première dame du Cap-Vert.

Rencontre avec Debora Katisa Carvalho en exclusivité dans Brune Magazine.

Si l’Afrique du Sud a eu Myriam Makeba, le Cap-Vert a été porté dans le monde entier avec une infinie beauté par la voix de sa diva aux pieds souvent nus, Cesaria Evora qui a tant célébré « ce petit pays qu’elle aimait beaucoup ».

Mais le Cap-Vert est aux yeux des connaisseurs bien plus qu’une inspiration poétique mais un modèle de réussite démocratique dans une région habituée aux soubresauts électoraux et aux contestations post-scrutins. La tradition des gouvernements civils est une constante au Cap-Vert et l’esprit démocratique y a pris racine.

L’archipel lusophone de quelque 398 864 habitants, dont près de 56 000 forment une diaspora dynamique installée en Afrique de l’Ouest, au Portugal, et au Brésil, fait son chemin à grands pas vers l’émergence, doté d’un PIB par individu les plus élevés d’Afrique de l’Ouest et galvanisé par une croissance constante, bien que mise à mal par la récente crise sanitaire mondiale. Ce chapelet de dix îles volcaniques et quelques îlots épars a constamment fait montre de résilience vis-à-vis de l’adversité, lors qu’il s’est agi de sortir de la tutelle colonialiste portugaise ou de porter des réformes sur une terre aride prompte à pousser ses enfants sur les voies de l’immigration.

En 2008, le premier Ministre d’alors, José Maria Neves nommait un gouvernement majoritairement féminin. C’est à lui que les Cap-Verdiens ont accordé le 18 octobre 2021 les suffrages suffisants pour s’installer dès le premier tour à la tête du pays. Avec à ses côtés Debora Katisa Carvalho, sa dame de cœur et désormais première Dame du Cap-Vert.

Une intellectuelle brillante, férue de marketing et communication, doctorante à l’université de Porto et très engagée socialement. Née dans une famille pauvre habituée à combattre pour survivre, Debora Katisa Carvalho a pris la lutte contre le réchauffement climatique à bras-le-corps sur ces terres dites paradisiaques mais néanmoins frappées par des années de sécheresse et un déficit pluviométrique.

Un air de saudade en fond sonore, conversation avec la Première des Cap-Verdiennes qui ne compte certainement pas faire de la figuration.

Debora Katisa Carvalho, quelle est votre histoire personnelle avant de devenir la Première Dame de l’Archipel du Cap-Vert ?

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Mon histoire personnelle est assez commune. Je suis née au Cap-Vert, sur l’île de Santiago qui regroupe 57 % de la population. J’ai vu le jour à Praia notre capitale et ai vécu dans un petit quartier au nord-ouest de la ville qui s’appelle Achadinha. Et le scénario est banal : mon père est un immigré, donc j’ai grandi avec ma mère et ma grand-mère. Ce cas de figure est fréquent dans notre pays où les femmes sont majoritairement les chefs de famille.

Originaire du Cap-Vert, ma grand-mère avait immigré en Guinée Bissau lorsqu’elle était très jeune. Elle est revenue en 1974. Et grâce à l’aide de l’Église protestante du Nazaréen qui nous a donné une maison et tout l’appui dont ma famille avait besoin à ce moment-là, elle a pu s’en sortir avec ses enfants. J’ai donc été élevée avec le sentiment que la solidarité constituait un facteur primordial dans la conduite d’une vie. Et j’ai grandi avec la conviction qu’avant toute chose, il était d’autant plus important de s’entraider que nous n’avions pas d’argent à notre disposition. En outre, ma grand-mère avait beaucoup de plantes et d’animaux à la maison, et je pense que toutes ces choses m’ont marquée profondément et ont nourri mes engagements futurs.

J’ai appris que si je voulais progresser dans la vie, je devais d’abord étudier parce que ma famille n’avait pas beaucoup d’argent. C’est ce que j’ai fait. J’ai obtenu une bourse pour le Portugal où j’ai passé un diplôme en gestion et un master en marketing à l’Université de Porto. J’ai été recrutée au Portugal comme directrice de la communication d’une compagnie d’assurances puis, pendant cinq ans, en tant que directrice de la société britannique Vodafone qui est le troisième opérateur de réseau mobile au monde de par le nombre d’abonnés. Comprenant que je devais collaborer au développement de mon pays, j’ai plié bagages et je suis rentrée au Cap-Vert en 2005. Et actuellement, je poursuis un doctorat sur le changement climatique et le développement durable au Portugal. Voyez-vous, mon histoire est des plus normales.

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