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BEAU ET AFRO, LE NATUREL REVIENT AU GALOP

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Dans l’air depuis plusieurs années, la tendance s’affirme au point que la mode et la publicité lui emboîtent le pas. Oui, le cheveu crépu revient et ses adeptes sont désormais légion. Mais comment passer du lisse au frisé avec style et en toute sécurité ? Démêlage sur toute la ligne avec Brune et ses experts.

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« Y’en a marre » ! Cette exclamation annonciatrice de protestation – politique ou autre – semble avoir atteint un nombre de plus en plus en plus important d’Afro-Antillaises en rébellion, cette fois, contre les diktats de la beauté et l’obligation fortement suggérée d’avoir recours au défrisage pour être belle. Un sentiment de ras-le-bol qui se traduit par un rejet catégorique de toute modification de leur chevelure et, par extension, de leur identité de femmes noires. Ces indignées d’un nouveau genre arborent fièrement leur chevelure crépue sans complexes ni souffrance. Y’en a marre donc du défrisage, du lissage et de tous ces procédés chimiques qui altèrent la nature des fibres capillaires et épuisent le cheveu, nous contraignant à des soins quotidiens sous peine de casse et de chute de cheveux. Y’en a marre de l’invasion du tout chimique dans notre vie quotidienne et, prise de conscience écolo oblige, les envies de naturalité et de respect de son corps en utilisant davantage de produits bio ou naturels font florès. Y’en a marre enfin de ne s’identifier qu’aux seuls critères de beauté à l’occidentale qui ne valorisent que les cheveux raides, les teints clairs et les nez droits. Y’en a marre de gommer et truquer sa propre identité pour n’être qu’une pâle copie de Caucasienne.

« En outre, explique Hélène Clauderer, fille du célèbre René Furterer et directrice du Centre Clauderer à Paris, (www.centre-clauderer.com), la méfiance de plus en plus soutenue des consommateurs vis-à-vis des aliments dont ils garnissent leurs assiettes s’est vite étendue aux cosmétiques dont ils couvrent leur peau. Ceci concerne le maquillage, les solaires, les crèmes capillaires, etc. Mais c’est encore plus flagrant pour tous les produits à action sous-cutanée, comme les traitements anti-chute de cheveux qui pénètrent jusqu’aux follicules pileux et entrent en contact direct avec leur organisme. Cette méfiance d’ailleurs est largement relayée par les médias, notamment Internet, où de nombreux sites incitent les consommateurs à être vigilants sur les ingrédients qui composent leurs produits cosmétiques, et à lire avec attention les listes INCI sur les emballages afin de repérer les substances qui peuvent s’avérer douteuses pour leur santé. »

Autant de raisons qui poussent les femmes à revenir aux nattes, au peigne afro et à trouver des styles plus adaptés à leur vraie nature. Un retour aux sources certainement facilité par les sites internet qui valorisent le cheveu non défrisé et offrent nombre de solutions pertinentes aux adeptes du « Nappy » (définition venant de l’expression Natural and Happy qui est une contraction de « Naturel et heureuse », un mouvement né États-Unis.) Voici venu le temps des revendications ethno-esthétiques qui prennent davantage en compte les spécificités des individus plutôt que de vouloir leur imposer un modèle unique inatteignable.

PRO-LISSES ET DÉFRISÉES NOTOIRES

L’utilisation de produits défrisants chimiques a chuté de plus de 60 % depuis l’avènement du nappy. Cette technique composée de produits chimiques vient modifier l’ADN du cheveu pour le rendre extrêmement raide est particluièrement dangereuse.Il ne s’agit pas de fustiger les pro-lisses et défrisées notoires, mais de proposer à chaque femme des choix selon ses désirs. Et force est de constater que les femmes noires n’avaient que les options défrisage et tissage, le naturel n’étant en aucun cas valorisé. Coiffeur et directeur artistique, Éric Alexis Rosso sillonne le monde en créant les coiffures les plus inventives lors de défilés de mode. Professionnel au style remarquable, Éric est aussi un expert en matière de soins. Il a accepté de nous éclairer sur le retour du frisé.

UNE TRANSITION DIFFICILE

Mais passer du tout lisse au tout frisé n’est pas sans risques pour les cheveux. Des précautions de base doivent être prises, sachant qu’un cheveu naturel requiert autant de soins qu’un cheveu défrisé. « Il faut savoir que la transition est très dure – voire décourageante – pour beaucoup de femmes », explique Éric Alexis Rosso. « Perdre la longueur de sa chevelure est un premier frein. Vient ensuite le risque de cassure du cheveu consécutif aux deux tensions opposées du cheveu qui supporte mal la traction et le changement de nature s’opérant entre la racine crépue et le reste de longueurs défrisées. » Les précautions à prendre sont : d’avoir un rituel de soins intenses et sur mesure, d’hydrater et de nourrir le cuir chevelu ainsi que les longueurs. Et surtout de bien démêler les racines et toute la tige capillaire deux fois par jour. Certaines femmes pensent que se coiffer moins évitera la casse ; mais attendre que les racines s’emmêlent n’est pas la bonne option car lors du shampooing et du démêlage, le risque de chute est encore plus important.

LES PERRUQUES POUR UNE TRANSITION RÉUSSIE

Le port d’une perruque peut être aussi une bonne transition quand on veut revenir à un style de cheveux naturels. « Je ne suis pas contre cette solution, reconnaît Éric Alexis Rosso. En France, la femme rechigne à se faire poser une perruque alors qu’aux USA, c’est considéré comme un accessoire comme un autre. Le port d’une perruque durant la période de transition est recommandé à condition de se la faire poser par un professionnel qui tressera les cheveux naturels et posera cette perruque avec des points de couture afin que la cliente soit libre de ses mouvements durant un délai maximum de 3 semaines. Au-delà de cette durée, je ne le conseille pas. »

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